Vaincre

09 mai 2012

Pour le changement

François Hollande

 

merci

 

NO COMMENT

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02 mai 2012

La SNEL, un danger publique

 SNEL 

 

Comment est-ce possible? 

SNEL

 

Les quartiers residentiels de macampagne, Pigeon, UPN et tant d'autres manquent le courant tous les jours et surtout les Week-end?!

Et pourtant les Factures sont payées regulièrement et normalement?!

Très bientôt la grêve des consomateurs en énergie électrique et en eau potable!

 

No comment   No comment   No comment

 

PIC_5530

No comment   No comment   No comment

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NO COMMENT     NO COMMENT     NO COMMENT

courant_snel_danger_1

NO COMMENT    NO COMMENT

Snel

 

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06 mars 2012

Le ministre de la Défénse du Congo

Quand Zacharie Bowao qualifiait la tragédie d' "incident ", de " désagrément "

Les Congolais sont indignés par la légèreté avec laquelle le ministre de la Défénse du Congo, Zacharie Bowao, qui s'était précipité à la télévision, a parlé de la tragédie vécue par les Congolais suite aux explosions des munitions et des armes de la caserne de Mpila. Ce dernier a qualifié d'" incident " et de " désagrément " ayant fait deux blessés, un drame ayant causé plus de 200 morts...

Pour compendre, suivre d'abord l'interview de Zacharie Bowao, en français, chez nos confrère de Zenga Mambu

Le philosophe Bowao et le populo

Ils ne changeront jamais. Fidèles à eux-mêmes, les hommes au pouvoir au Congo ont la particularité d’être définitivement fâchés avec la vérité. Qu’elle soit majeure ou insignifiante, toute situation de crise n’appelle chez eux qu’une seule et unique réponse : le déni.  Enfermés dans leurs tours d’ivoire et arc-boutés sur leurs privilèges, Sassou et ses serviteurs refusent éperdument d’ouvrir les yeux sur ce qui les entoure pour regarder la réalité des faits en face.

bowao1La liste des événements qui rappellent le refus quasi pathologique de ces tristes sires d’admettre les faits est malheureusement interminable. Une mécanique en trois actes parfaitement rôdée. Premier acte. Contre vents et marées, ils nient tout en bloc.  Deuxième acte. De la négation, ils passent aux demi aveux, mais en minimisant la gravité des faits. Troisième acte. Acculés au mur face à l’indignation et à la colère populaires, ils promettent, la main sur le cœur, d’apporter des réponses au problème posé en pensant surtout à gagner du temps, à tourner la page et à laisser l’oubli s’installer dans les esprits. Personnes déplacées pendant la guerre civile de 1997, épidémie de choléra à Pointe-Noire en 2007, inondations et glissements de terrains récurrents dans les quartiers nord de Brazzaville, racket des taximen par les policiers, insalubrité chronique des villes et des « hôpitaux », lutte contre la corruption, chômage endémique des jeunes et j’en passe.  Quel que soit le sujet, il n’y a pas de problème. Enfin, presque pas de problème. Le gouvernement a néanmoins investi X milliards de milliards de milliard de francs, et dans dix-huit mois, braves gens, tout ira bien.  Le chien aboie… Vous connaissez la suite.

Les gens bien élevés qualifient cette attitude de cynisme. Moi, j’appelle cela se foutre de la gueule du monde, quand ce n’est pas lui chier à la gueule. Dans le genre cynisme et foutage de gueule, j’avais, avec Sassou, cru tout  entendre et tout voir. Hélas, je m’étais lourdement trompé. Bowao, ministre de la Défense, et minable théoricien du sassouisme triomphant a placé la barre très haut. Alors que les agences de presse internationales, sur des témoignages dignes de foi recueillis auprès de diplomates présents à Brazzaville et des secouristes de la Croix Rouge, avançaient le chiffre provisoire d’une centaine de morts, de nombreux blessés, le philosophe du dimanche parlait tranquillement d’incidents sans gravité qui ont fait deux morts, quelques blessés et de légers dégâts matériels tels que des bris de vitres. Pas de quoi fouetter un chat. Conséquent, Incident Bowao invitait tout naturellement les rescapés des explosions à regagner leur domicile en ruines. La classe.

explosion14Plus que les mensonges ordinaires auxquels nous a habitué le régime de Sassou, le propos condescendant, méprisant et surréaliste d’Incident Bowao est révélateur de la légèreté et du je-m’en-foutisme avec lesquels ces gens censés être au service du bon peuple accomplissent leur devoir. Je ne parle même pas de leur incompétence, qui saute aux yeux. Mais de la tranquillité sidérante avec laquelle Bowao ment et joue avec la vérité.

Pour ceux qui en doutaient encore, la preuve est à présent faite qu’à part leur propre existence et le dieu-fric auquel ils vouent une foi inébranlable, rien d’autre  n’a de valeur  pour eux que le pouvoir et l’argent-roi. La vie d’un Con-golais ne vaut rien, pas grand chose en tout cas qui puisse justifier qu’ils lui consacrent quelques miettes des revenus du pétrole pour se soigner, s’éduquer et se loger décemment.

Qu’il crève d’une balle dans la tête pour un prétendu vol d’argent dont il est accusé à tort, de choléra, de misère, d’eau polluée, de groupe électrogène pourri faute d’électricité, ou d’explosions d’un dépôt de munitions, le populo (en civil ou déguisé en soldat) n’est qu’une petite merde juste utile le temps de s’emparer du pouvoir. Une merde quelquefois utile certes, mais qui reste une merde sur laquelle il est indécent de verser une larme.  

Musi Kanda

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Le pouvoir de Brazzaville sacrifie le peuple congolais

Nous y sommes encore ! Le pouvoir de Brazzaville est en train de tuer le peuple congolais dans le silence : en cachette. Le pouvoir raconte déjà que c’est un incident, donc du au hasard. Mais non, le pouvoir avait préparé cette hécatombe. Pour se maintenir au pouvoir, pour garder  le pouvoir, il faut faire de pareils sacrifices.

" Il s'agit d'une situation grave ", a dit Sassou...

explosion15

Les civils comme les militaires qui aiment ce pays doivent commencer à s’unir autour d’un seul but. Si nous continuons à avoir peur de Sassou et de son clan, ils vont nous exterminer en silence, d'une manière ou d'une autre. Je lance cet appel à tout le peuple congolais de l’étranger comme à ceux qui sont au pays. Trop c’est trop. Nous sommes déjà morts, et il nous reste qu’à pourrir. Le personnes qui viennent de mourrir font partie du peuple congolais, composé aussi bien de sudistes que de nordistes. Alors, que tu sois du Sud comme du Nord, nous  devons faire quelque chose afin de nous débarrasser de ce Diable qui est à la tête du pays.

Peuple congolais, les organes de tous mon corps frémissent après avoir appris ce massacre.

Les armes qui devaient être entreposés dans des lieux lointains sont gardées dans les quartiers populaires, dans la capitale. Pourquoi ?

 

 

Timothé Makoumba
Student AT Oral Robert University. USA, Oklahoma, Tulsa.

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Réaction d'un lecteur

Je voudrais réagir face aux propos honteux tenus par le ministre de la défense du Congo Brazzaville au journal en lingala. L'incendie du dépôt de munitions de Brazzaville a fait plus de 200 morts, un grand nombre de blessés, des milliers de sinistrés et des traumatisés. Le Ministre parle d'un " incident ", de quelques blessés et présente des excuses aux familles. Il ne parle pas de morts, ne présente pas les condoléances aux familles et ne propose pas non plus la démarche à suivre pour permettre aux familles d'enterrer leurs morts sans débourser de l'argent ou les blessés d'aller se faire soigner gratuitement dans les hôpitaux de la capitale. Voilà comment un membre du gouvernement nargue le peuple sans être inquiété.

C'est cette pagaille, cette légéreté, ce manque de considération pour le peuple congolais qui est à l'origine de telles tragédies. Au Congo le mot démissionner ne figure pas dans le vocabulaire des dirigeants, alors M. Sassou doit faire partir son ami ministre de la Défense. C'est lui le chef, c'est lui qui doit partir.

Les victimes de cette tragédie doivent pour une fois s'unir pour demander justice.

Je présente mes sincères condoléances aux familles des victimes. Que Dieu vous donne la force de supporter cette douleur mais aussi de faire entendre votre voix dans le pays et au delà de nos frontières.

Matoumpa

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Congo : le drame de l'obsession des armes

De la vaste culture chinoise enseignée par l’éminent écrivain Alain Peyrefitte, nous avons appris que le pouvoir lit dans les consciences et qu’à cet effet, il a un système de commandement aussi délicat qu’un mécanisme d’horlogerie.
Au Congo, il semble que le mécanisme a disjoncté et que les opérateurs sont pris au dépourvu, faute de n’avoir pas su établir un cadrage solide et cohérent avec des composants adéquats.

3000 sans-abris aujourd'hui
sansabriLoin de moi l’idée de jouer les  Cassandre, c’est avec une colère saine que je reprends ma plume pour exprimer mon indignation.  Il faut le dire,  c’est bien le temps de l’apocalypse et  ce qui devait  arriver arriva… A  force de trop jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts. Un régime qui passe le clair de son temps à importer des quantités impressionnantes d’armes de guerre,  pour se protéger contre…son peuple,  ou  à rivaliser d’imagination dans l’intrigue, finit un jour par se casser les dents. Le problème serait moins grave, s’ils étaient les seuls à pâtir des conséquences de leur goût immodéré pour les armes. Malheureusement, c’est encore le peuple qui paie le lourd tribut.

Plus de 200 vies innocentes, ont été gratuitement  fauchées, par la faute d’un gouvernement qui a depuis longtemps renvoyé aux calendes grecques, les préoccupations d’un peuple qui ne demande qu’à vivre paisiblement. Une fois de plus, ce régime, désormais habitué à traverser allègrement le Rubicon de l’ignominie, n’a pas volé sa réputation. Les images épouvantables qui nous parviennent, mettent à nu le cynisme d’un gouvernement qui gère un désastre d’une telle dimension dans l’amateurisme. Le CHU de Brazzaville, qui est tombé en quenouille depuis des lustres au profit de l’achat massif des armes de guerre, ne pouvait pas répondre à une telle tragédie. Dans une telle situation, chaque minute compte pour sauver des vies. Mais au Congo, où les gouvernants se livrent  impunément à l’enrichissement illicite(le scandale des biens mal acquis en est un volet essentiel) ; depuis longtemps, la vie humaine n’a plus de valeur.

Nous avons encore à l’esprit, les dégâts causés par l’incendie du domicile du Général Blaise Adoua le 31 mai 2010, transformé en armurerie. Sans commune mesure, l’incendie provoqua des explosions et des détonations qui avaient fait fuir la population voisine et avaient provoqué d’importants dégâts matériels. Le serpent venait de  se mordre  la queue. On peut aisément se faire une idée sur la quantité d’armes de guerre entre les mains des tenants de ce pouvoir.

sansabri1S’inspirant de l’adage selon lequel, seule une arme à sa portée peut te sauver, les tenants du pouvoir n’ont jamais envisagé d’éloigner les dépôts d’armes des habitations.  La terreur, encore la terreur, toujours la terreur, c’est leur leitmotiv.  Ils le savent, le peuple congolais a fini par découvrir la folie qui habite certains dirigeants maléfiques qui rallument  la géhenne .Ils finissent ainsi de ruiner le monde,  semant et laissant sur leurs passages, cendres, cris, cadavres et désolations. Avec la même impudence, ils se livrent au spectacle scandaleux de la compassion, de promesses inutiles…

On peut le deviner, Sassou porte en lui, l'âme de ces dirigeants qui estiment à tort, qu’ils sont irremplaçables. Ni plus, ni moins dangereux qu'eux ; mais tout simplement, exactement comme eux. Ils sont venus pour bousculer le monde, le rendre un peu différent de ce qu'il était, avant eux. Pas forcément meilleur ni pire, mais tout simplement (ou tragiquement – c'est selon), différent.
Bien que la résolution 1874  des Nations Unies, adoptée au mois de juin 2009, interdisait la Corée du Nord d’exporter des armes, le régime de Brazzaville se faisait un malin plaisir à violer  cette résolution se mettant ainsi en contravention avec les Nations Unies.  L’Afrique du Sud avait intercepté en Novembre 2009, une impressionnante cargaison d’armes en provenance de Corée du Sud  et à destination du Congo-Brazzaville. Une inspection par les autorités sud-africaines avait permis de déterminer que la cargaison contenait des pièces détachées de chars T-54 et T-55.

Ce régime est sous l’emprise d’une paranoïa obsidionale qui prend ses fondements sur cette obsession de la sécurité, en relayant au second plan des priorités (l’eau, l'électricité, les soins pour tous) au demeurant plus pressantes.

Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg  de la campagne d’importations d’armes de guerre. En revenant au pouvoir dans les conditions que l'on sait, Sassou s'était très tôt inventé des alliés fidèles : la violence et la terreur. Il va les entretenir, les distiller à dose homéopathique au moindre soubresaut. Dès sa prise pouvoir en Octobre 1997, il annonce sans ambages à tous ses supporters venus nombreux le soutenir à un de ses meetings de victoire, qu'ils étaient revenus aux affaires, ce qui supposait une jouissance insouciante et inespérée des avantages conférés aux serviteurs de l'Etat. Le retour de l'ordre Kaki, avec lui le prestige et l'accumulation de richesses inespérées sur fond de l’exhumation du  " Yaka Noki noki " qui avait fait ses preuves autrefois dans l'accentuation de la dysharmonie sociale.

L'euphorie de cette victoire militaire sur ses adversaires de 1997, conjuguée à la force de persuasion des marchands de la peur, avaient fini de convaincre les plus réticents de ses partisans qui croyaient encore aux vertus démocratiques. Désormais, chaque chute entraînerait la leur également. En liant son destin ombrageux au leur, le piège se referme sur tout le monde et seules les armes de guerre pourraient garantir leur pérennité au pouvoir.

Alors que faut-il faire ?  Souffrir ? Rire ? Sourire ?

Non ! La question est trop grave. Notre pays  continue à offrir l'image d'un enfant qui tombe dans un puits. Les témoins de la scène s'arrêtent à la margelle et personne n'ose entrer dans le puits pour sauver le pauvre innocent. Le pays est à sauver. Et comme pour  la fameuse jarre de Ghezo  Roi d'Abomey, l'apport de tout un chacun est appelé à être décisif.

Djess dia Moungouansi :  « La plume indépendante, au service du peuple »
Membre du cercle de réflexion LA RUPTURE

Le blog de Djess
http://demainlecongo.kazeo.com

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Brève

Sassou voulait " sortir les casernes du centre de la ville "

Déclaration de Sassou sur la tragédie

« Il s'agit d'une situation grave. Naturellement une enquête sera ouverte mais pour l'heure, nous devons dire que depuis un peu plus de deux ans, nous avons pris la décision de sortir les casernes du centre de la ville. Le financement de ce projet existe, les sites sont identifiés, et les entreprises devant les réaliser sont identifiées. Nous devons démarrer le projet cette année. Nous savions qu'il n'était pas bon de continuer de garder les casernes en centre-ville. Aujourd'hui l'irréparable s'est produit, puisqu'en plein centre des quartiers populaires où se trouvent les régiments blindés, un dépôt d'obus de chars a explosé avec des détonations qui ont secoué toute la ville. Les quartiers aux alentours ont été soufflés, ravagés dans certains cas. Il y a donc des dégâts humains qui ne sont pas encore évalués, mais d'après les premières informations qui me sont parvenues, nous aurions au moins une centaine de morts et certainement plusieurs centaines de blessés. Les dégâts matériels sont aussi importants. Nous sommes en train de nous organiser pour faire face à cette catastrophe. »

Notre commentaire

Ceux qui croyaient que M. Sassou voulait avoir ses bombes à portée de main afin de pouvoir se défendre, en cas dur, se trompaient... Il avait d'ores et déjà  " pris la décision de sortir les casernes du centre de la ville ". Mais, pas de chance pour nos pauvres parents, il y a eu l' " incident ", le " désagrément ".

Décidemment, après un quart de siècle, les Congolais connaissent toujours aussi mal ce type.

http://www.mwinda.org 

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05 mars 2012

Brazzaville

Environ 200 morts suite à une série d'explosions d'un dépôt de munitions à Brazzaville explosion12                            

04/3 - Le correspondant de  " Mwinda "  à Brazzaville, joint ce matin, nous informe qu'une série de détonations très puissantes ont secoué en particulier les quartiers nord de la capitale (et des quartiers de Kinshasa) où un début de panique était signalé, les explosions s'étant produites au quartier Mpila. Il semble qu'il y ait eu plusieurs centaines de morts. Les dégâts matériels sont également très importants, les maisons alentour ayant volé en éclats.

Brazzaville, ce matin

En Juin 2010, on se rappelle que le dépôt privé d'armes du général Adoua avait pris feu à son domicile de Talangaï. Mais les explosions de ce matin seraient sans commune mesure.

Un peu plus tard dans la matinée, des ministres du gouvernement congolais, en bras de chemise, comme s’ils sortaient de leurs lieux de vacances, sont apparus, irresponsables, sur les écrans de la chaîne Télé Congo (1). Particulièrement le ministre de la Défense Zacharie Bowao. Le verbe hésitant, s'exprimant sans visiblement avoir été préalablement sur les lieux des détonations, il a demandé des « excuses à la population pour les désagréments occasionnés » par l’éclatement d’obus au régiment blindé. C’est « un incident provenant d’un feu » ; «  une situation malheureuse d’incendie (…)  qui a provoqué l’éclatement de ces obus et autres munitions », s’est-il justifié, précisant qu’ « il ne s’agit pas d’un coup d’Etat ou d’une mutinerie »...

La situation que le ministre de la Défense qualifie de " désagréments " ou d' " incidents, a priori provenant d'un feu " et qui, selon lui, n'a causé que deux blessés, aurait en vérité fait environ 200 victimes (dont quelques Chinois, semble-t-il) et plus de 1 500 blessés plus ou moins graves, selon une dépêche de l'AFP. Les hôpitaux de la place seraient débordés, de nombreux blessés, beaucoup en uniformes, étant soignés à même les rues, faute de place. Il convient de dire également que près de la caserne se trouve une église catholique et que les explosions se sont produites au moment de la messe.

Dans la ville, on cherche à se mettre à l'abri...Sans verser dans une polémique mal venue on ne peut s'empêcher d'observer, par rapport à la déclaration du ministre de la Défense qu'on a la confirmation une fois de plus d'avoir, à la tête de l'Etat, et au gouvernement en particulier, de véritables " charlots ".

Car, comment aller montrer sa bouille à la télévision (on peut la voir ici, s'exprimant en lingala, la première déclaration, scandaleuse, ayant, elle, été faite en français) et parler d'un bilan de deux blessés (2), au lieu de centaines de morts, sans même avoir pris la peine de se déplacer au préalable sur les lieux des explosions ? Il est vrai que Télé Congo s'est, de même, gardé de diffuser la moindre image du drame.

 

N'empêche. On peut se demander si ce ministre et son compère ne devraient pas démissionner sur-le-champ. Poser la question, c'est croire qu'ils auraient la moindre dignité.

 

Un des obus qui a explosé...

 

Nul doute cependant que ces gens-là, comme d'habitude, vont se serrer dans les jours qui viennent, en rangs d'oigons, au palais des congrès derrière les cerceuils pour rendre " hommage" aux disparus. Les armes de guerre achetées et entreprosées en pleine ville dans l'unique but de tuer la population civile ont rempli leur office...

(1) A la télé, en compagnie de Zacharie Bowao, ministre de la Défense, se trouvait à ses côtés Zéphirin Mboulou, ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, venu faire de la figuration.

(2) Le plus terrible dans l'histoire, c'est que les Congolais de Brazzaville, tellement conscients d'être désinformés par le pouvoir appellent ou écrivent (par email) à Mwinda en Europe, pour connaître la vérité et avoir des informations fiables sur des évènements... qui se déroulent au pays !

- Voir un diaporama après les explosions

- Ci dessous, photos du drame : âmes sensibles s'abstenir ! (Révoltant de constater qu’au lieu de construire des écoles et des hôpitaux, on achète armes et munitions en quantité, pour tuer des innocents !)

http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&view=article&id=881:quatre-fortes-explosions-entendues-a-brazzaville&catid=101:article                                       

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13 février 2012

Bukavu : Augustin Katumba Mwanke tué dans un crash aérien

Député national et «bras droit financier» de « Joseph Kabila », Augustin Katumba Mwanke, « surnommé AK47 » par ses détracteurs, est mort dimanche 12 février dans le crash d’un jet G4 (Golfstream) qui appartiendrait au gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe. La disparition de Katumba est un "coup dur" pour le "système Kabila". L’homme incarnait à lui seul le fameux "gouvernement parallèle" tant décrié par les "déçus" du kabilisme. Le pilote n’aurait pas survecu.



 En provenance de Kinshasa et de Goma, l’aéronef s’est écrasé aux environs de 13 heures avant son atterrissage à l’aéroport de Kavumu. Le décès de Katumba Mwanke a été confirmé à Reuters par Richard Ilunga, ministre en charge de l’Intérieur de la province du Sud Kivu. Selon lui, plusieurs autres passagers se trouvaient à bord de l’aéronef . A savoir notamment : Matata Ponyo Mapon (grièvement blessé), Marcellin Cishambo Ruhoya (grièvement blessé), Antoine Ghonda Mangalibi (grièvement blessé au dos), respectivement ministre des Finances, gouverneur de la province du Sud Kivu et ambassadeur itinérant de «Joseph Kabila».

Richard Ilunga assure ne pas disposer de \"plus amples détails\" sur l’état de santé de ces personnalités dont la mort est \"confirmée\" par des informations difficiles à vérifier.

Selon des sources à Bruxelles et à Kinshasa, la délégation conduite par Katumba devaient se rendre à l’île d’Idjwi où \"Joseph Kabila\" se proposerait d’ériger un site touristique. Certaines sources évoquent la présence de Bertrand Bisengimana dans cet avion. Celui-ci serait parmi les blessés.

\"La mort excuse tout, dit-on, commente un analyste. On ne pourrait s’empêcher de relever que la mort d’Augustin Katumba Mwanke est un coup coup dur pour le système maffieux de Kabila et le gouvernement parallèle qu’incarnait le disparu\".

 Baudouin Amba Wetshi (avec Reuters)
© Congoindépendant 2003-2012

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12 janvier 2012

RDC_Les laïcs protestants s'opposent à Marini Bodho

Suite aux prises de positions du N°1 de l'ECC Les laïcs protestants s'opposent à Marini Bodho

Ils l'accusent de rouler pour le pouvoir, contre les intérêts du peuple congolais, et saluent le courage du Cardinal Monsengwo qui s'insurge contre les résultats de la présidentielle du 28 novembre 2011.

Des laïcs protestant s'opposent aux critiques formulées par le représentant de l'Eglise du Christ au Congo contre l'attitude du cardinal Monsengwo face aux élections présidentielle et législatives de 2011. Ils lui reprochent aussi son soutien au statu quo, depuis le règne de feu le maréchal Mobutu.

Les Laïcs protestants de la République démocratique du Congo s'élèvent contre les prises de positions de Monseigneur Marini Bodho. Dans un communiqué de presse daté du 14 décembre 2011, ils ont déploré le fait que le représentant de l'Eglise du Christ au Congo ait remis en cause les déclarations du cardinal Laient Monsengwo Pasinya réfutant les résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011.

Les signataires de ce document accusent le prélat protestant de” rouler pour le pouvoir en place et contre e commun des mortels qui est le peuple congolais”. Ils font par ailleurs remarquer que le l'archevêque de Kinshasa fait partie de l'Eglise catholique romaine, institution mondiale très hiérarchisée, alors que le représentant de l'E.C.C. dépend d'un conglomérat de congrégations locales, autonomes et indépendantes les unes des autres lui conférant un mandat limité de sept ans.

Le passif de Marini

Les laïcs protestants rappellent le passif de Pierre Marini Bodho en terme de défense de la démocratie. A titre d'exemple, ces croyants s'insurgent contre le fait que le numéro un de l'ECC ait gardé le silence face aux errements du président de la Commission électorale indépendante (CENI). Les rédacteurs ont reproché à Pierre Marini de s'activer en faveur du statu quo. Les protestataires ont aussi fustigé la démagogie de l'évêque, depuis le règne de Mobutu.

Ils signalent qu'en 2006 déjà, Monseigneur Monsengwo avait « rappelé à l'ordre » le président de la défunte Commission Electorale Indépendante (CEI), l'abbé Apollinaire Malu Malu. Le prélat catholique avait pris le soin de signaler que les agissements de l'abbé n'engageaient pas l'église catholique mais sa seule personne.

Les laïcs font remarquer que certains hommes d'église en RD Congo pêchent un évangile destiné à endormir la population, avec de axiomes tels que “'tous pouvoir vient de Dieu “ ou encore « si quelqu'un frappe sur la joue droite, présente lui l'autre joue “au lieu de prôner un évangile de libération. Ils signalent qu'ailleurs, le protestantisme est tenu pour une religion dynamique et d'avant-garde ayant favorisé le développement de la science, de la démocratie, de l'individualisme et l'esprit d'initiative.

L'engagement des Catholiques pour la vérité

Les protestataires ont insisté sur le fait que l'Eglise catholique a toujours fait entendre son opinion dans le sens de la vérité qui libère. Déjà en son temps, le cardinal Malula s'était élevé contre certaines pratiques du système Mobutu. Quelques décennies plus tard, le cardinal Frédéric Etsou avait réclamé des élections justes.

Parmi les pasteurs des églises de réveil, les signataires reconnaissent l'action de Fernando Kutino. L'homme avait eu en son temps le courage de lancer l'initiative « Sauvons le Congo ». Il croupit depuis en prison, suite à une sombre affaire de tentative d'assassinat.

Signalons que les signataires du communiqué, Samuel Elumba, Albert Mueleka, André Ngoy, Jean-Pierre Bongo, Pierre-André Bilomba, Samson Ebamu, Paul Kasonga-Mule, Moïse Konsola, Noël Nzumbu et Jean Osungu Ondele appartiennent à diverses obédiences de la confession protestante. Il y a parmi eux des méthodistes, un presbytérien, un disciple du Christ, des membres de la CBCO ou encore de la CPK.

 

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11 janvier 2012

RDC –politique de Koffi OLOMIDE

Diego Music paye pour le choix politique de Koffi OLOMIDE

En France, les patriotes de la résistance congolaise ou les « Combattants » ont bloqué la sortie de l’album « Abracadabra » de l’artiste musicien Koffi Olomidé. Un coup de massue pour le producteur [Diego Music] qui après avoir dépensé plus de 180.000 Euros dans cette affaire. Poursuivi par la justice française pour « viol, séquestration, détournement de mineures… », l’instance judiciaire exige la présence physique de l’artiste pour que ce dernier soit jugé. L’année 2012 commence bien pour le «Grand Mopao» !

Alors qu’il devait mettre sur le marché, Abracadabra de Koffi Olomidé ce jeudi 05 janvier à 18h00, Les combattants se sont présentés au magasin du célébrissime Diego Music pour empêcher sa distribution.

Un coup de massue pour le producteur qui après avoir dépensé plus de 180.000 Euros dans cette affaire, comptait enfin commencer à récupéré son investissement.

Complètement anéantie, Diego Music paye aujourd’hui le choix politique de Koffi Olomidé qui pour certains est synonyme de trahison envers un pays qui lui a tant donné en tant que homme, artiste, enfant et père.

Classé ‘Ennemi numéro 1′ parmi les artistes par les combattants, ceux-ci veulent lui signifier sa mort artistique en Europe, car pour eux la carrière de l’artiste s’arrête à vie en occident mais aussi au reste du monde, car ils ne toléraient plus aucuns produits audiovisuels de Koffi Olomidé soit vendus hors du territoire congolais.

Pourtant on peut se poser une question, ce blocus de la mise sur le marché européen par Diego Music de Abracadabra porte-t-il vraiment préjudice à Koffi Olomidé?

Si cette situation perdure, il reste fort à parier que certains membres de la diaspora iront directement à Kinshasa pour acheter les albums et le revendre dans les quatre coins du monde comme avec le dernier album de Zaiko Langa Langa, Bande Annonce dont tous les exemplaires vendus actuellement sur tous les marchés proviennent de la RDC.

Ors, selon le contrat signé entre Diego Music et l’artiste, Koffi Olomidé a l’exclusivité de la distribution en Afrique. Ce qui veut dire que les albums qui proviendront de la RDC seront vendus par le staff même de l’artiste donc par Koffi Olomidé.

Celui-ci aurait alors le beurre (son cachet payé par Diego Music) et l’argent du beurre (la vente exclusive mondiale de l’album) Il gagnerait donc sur tous les tableaux. Au lieu de l’affecter, le blocus serait même du pain béni pour le Quadra Koraman.

Il va faire bientôt plus de trois ans Koffi n’a plus effectué un voyage au niveau de l’espace Schengen, suite à des dossiers judiciaires qui l’opposent avec la justice française pour viol de mineures… l’instance judiciaire exige la présence physique de l’artiste pour que ce dernier soit jugé.

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09 janvier 2012

RDC_Le Dernier avertissement des USA à Kabila

MISE EN GARDE D’HERMAN COHEN - Le dernier avertissement des USA à Kabila

Sur les antennes de la Voix de l’Oncle Sam, l’ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africains, a dressé une mise en garde au Raïs congolais. Il lui a clairement demandé de se débarrasser de toute urgence de son entourage fort corrompu. Considérant l’humeur de Washington face à la situation congolaise après la présidentielle du 28 novembre, cette mise en garde a tout l’air d’une mise en demeure. En effet, il ne faut pas oublier que Hillary Clinton, l’actuel secrétaire d’Etat américain, a expressément déclaré les Usa profondément déçus par l’arrêt rendu en son temps par la Cour Suprême d’(In)Justice.
Ajouté à cette position celles de l’Union Européenne, de la France, de la Belgique, du Centre Carter ainsi que de différentes missions d’observation internationale, sans oublier la prise de position du calotin chaotique (pardon catholique) Monsengwo, il se dégage une constante : la communauté internationale dit clairement à Kabila qu’elle accepte de s’accommoder de sa réélection, en dépit des dérapages, à condition qu’il purge sa basse cour.
Jusqu’avant la déclaration d’Herman Cohen, cette condition n’avait pas encore été clairement définie. Mais aujourd’hui, elle l’est amplement. Il se dégage un contrat d’obligation : si Kabila veut survivre politiquement et surtout diplomatiquement, il doit complètement rompre avec les maffiosi qui gravitent autour de lui. Dans le cas contraire …
Louis Michel avait déjà eu à poser clairement ce problème. Il avait estimé que libéré de son entourage, Kabila ferait l’homme idéal pour diriger et développer le Congo. Herman Cohen l’a aussi reconnu en disant que Kabila est et doit resté le prezo de la RDC. Mais... Il se pose un grave problème de morale. Gilbert Kiakwama a eu un jour de son intervention à l’hémicycle du palais du Peuple, à le schématiser comme suit : « celui qui n’est pas contre un problème, fait partie du problème ». D’où Kabila a tout intérêt à assainir son entourage afin, de clôturer en beauté son deuxième et dernier mandat.
                                                                                                           PILIPILI

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29 décembre 2011

la RDC à genou par la Communauté Internationale

Communaut__Inter

KongoTimes!

Bousculé de toutes parts : La Communauté Internationale veut mettre la RDC à genou ?

Communauté Internationale

Comment expliquer que les déclarations, voire les pressions interviennent toutes presqu’au même moment ? Est-ce un hasard du calendrier ou un souci de la Communauté internationale de mettre à genou la RDC ? En tout cas, la situation n’est pas du tout facile et exige de la part du Gouvernement un peu plus d’efforts pour se situer là où se prennent les grandes décisions.

En prorogeant les sanctions à l’encontre de la Rd Congo jusqu’au 30 novembre 2012, le Conseil de sécurité est d’avis que la Rd Congo n’a pas fourni assez d’efforts pour stopper l’exploitation illégale des ressources naturelles comme l’un des principaux facteurs qui viennent alimenter et exacerber les conflits dans la région des Grands Lacs. Le Conseil de sécurité enjoint le Gouvernement de la Rd Congo à renforcer la sécurité, le contrôle comptable et la gestion des stocks d’armes et de munitions et à mettre en œuvre d’urgence un programme national de marquage des armes, en se conformant aux normes établies par le Protocole de Nairobi et le Centre régional sur les armes légères.

Quelle mouche pique la République démocratique du Congo qui se trouve à ce jour bousculée de toutes parts ? Les déclarations des chancelleries étrangères sur le déroulement du processus électoral ont conduit plusieurs observateurs de la scène politique de la Rd Congo à se poser mille-et- une questions quant à l’avenir des élections législatives dont la fraude n’a épargné aucun bureau. Comment expliquer que les déclarations, voire les pressions interviennent toutes presqu’au même moment ? Est-ce un hasard du calendrier ou un souci de la Communauté internationale de mettre à genou la Rd Congo ? En tout cas, la situation n’est pas du tout facile et exige de la part du Gouvernement un peu plus d’efforts pour se situer là où se prennent les grandes décisions.

Ainsi, on est tenté de dire que la Rd Congo n’a pas fini de payer cash ses erreurs à la Communauté internationale. Et pendant qu’elle cherche à se débarrasser du lourd fardeau des élections législatives, voilà qu’un autre problème vient de voir le jour et n’est pas de nature à arranger les choses. Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a décidé de reconduire jusqu’au 30 novembre 2012, par la résolution 2021 (2011) qu’il vient d’adopter à l’unanimité, les mesures sur les armes, en matière de transport, financières et relatives aux déplacements, imposées par ses résolutions 1807 (2008) et 1857 (2008).

En effet, le Conseil de sécurité rappelle le lien qui existe entre l’exploitation illégale des ressources naturelles, le commerce illicite de ces ressources et la prolifération et le trafic d’armes, comme l’un des principaux facteurs qui viennent alimenter et exacerber les conflits dans la région des Grands Lacs en Afrique. En plus, la Résolution souligne que la stabilisation à long terme et la consolidation de la paix passent par le développement économique, se déclarant préoccupé à cet égard par la nouvelle hausse du chômage et l’aggravation de la pauvreté observées dans certaines zones minières et notant en même temps qu’il existe un lien entre l’exercice du devoir de diligence par certains comptoirs, l’amélioration de la gouvernance du secteur minier et l’accroissement de la production et des exportations de minerais dans d’autres zones minières, comme l’a indiqué le Groupe d’experts.

Une résolution qui intervient à point nommé, dans la mesure où en Rd Congo, et ce depuis plusieurs les années, l’exploitation des ressources naturelles dans toutes ces zones en question n’ont jamais profité à la population autochtone. Ce qui est grave, pendant que cette exploitation se poursuit, la pauvreté va s’accroissant, au préjudice de tous ceux qui ont placé leur confiance en ce secteur. Comme le malheur n’arrive jamais seul, il s’avère que cette exploitation ne profite qu’à une seule catégorie de Congolais, et non à la majorité. Et si le Gouvernement de la Rd Congo ne peut pas se préoccuper de ce fait, la Communauté internationale interviendra quand même quand il le faut, pour sauver ce qui peut encore l’être.

Joseph Kabila s’était déjà impliqué

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité fait le constat selon lequel la préoccupation que les groupes armés s’orientent de plus en plus vers de nouvelles sources de financement en se livrant à des activités criminelles de nature diverse, notamment le trafic illicite de stupéfiants, le prélèvement de taxes illégales et la vente des produits agricoles. Ne peut connaître et réprimer toutes ces actions qu’un Gouvernement conscient et déterminé à changer les choses. Et ce, en dépit de l’action que mènent les pays de la région des Grands Lacs dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Même si ces pays sont résolus à créer une Initiative régionale contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et qu’ils ont entériné les lignes directrices sur le devoir de diligence définies par l’Organisation de coopération et de développement économiques, et encourageant ces États à mettre en œuvre les volets de l’Initiative régionale. Et pourtant, c’est depuis le mois de septembre 2010 que le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange avait suspendu l’exploitation minière dans trois provinces de la Rd Congo (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema). Le Président de la République avait pris cette décision, au regard de l’ampleur de l’exploitation minière dans cette partie du pays, qui résulte du fait des activités des groupes armés qui occasionnent une insécurité récurrente dans cette partie du pays, le paradoxe entre les richesses minières que regorgent les provinces de l’Est et la pauvreté généralisée de leurs populations ; et enfin l’implication manifeste de certaines autorités locales, provinciales et nationales tant civiles que militaires dans l’exploitation illégale et le commerce illicite des substances minérales.

Il s’agit donc d’une décision très salutaire du président de la République, mais qui n’a pas résolu grand choses sur terrain. En réalité, le Chef de l’Etat devait, avec les moyens de l’Etat, mettre fin à l’exploitation illégale par les milices et autres forces nocturnes, sans oublier de demander aux firmes étrangères de ne pas acheter les minerais du sang. En conséquence, il a été obligé de lever cette mesure quelques mois plus tard. D’autant que tous ceux qui dépendaient de l’exploitation de ces ressources n’avaient plus d’autres moyens de survie. Et n’avaient d’autres solutions que de s’adresser au n°1 de tous les Congolais pour lever la mesure.

Que faire ?

Dans sa résolution sous examen, le Conseil de sécurité ne sanctionne pas seulement la Rd Congo, mais la félicite aussi par rapport à sa décision d’appuyer les lignes directrices sur le devoir de diligence définies par le Groupe d’experts des Nations Unies et l’Organisation de coopération et de développement économiques. Il se félicite également que le Gouvernement congolais ait pris des mesures pour les mettre en œuvre et invite tous les États à aider la République démocratique du Congo et les pays de la région des Grands Lacs à les appliquer.

Le Conseil de sécurité engage tous les États, en particulier ceux de la région, à continuer de faire connaître les lignes directrices sur le devoir de diligence établies par le Groupe d’experts des Nations Unies, notamment dans le secteur de l’or, dans le cadre des efforts plus larges engagés pour atténuer le risque de continuer à financer les groupes armés et les réseaux criminels qui opèrent au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en République démocratique du Congo.

Au-delà de tout ce qui vient d’être dit, la Rd Congo et les États de la région des Grands Lacs doivent exiger de leurs autorités douanières qu’elles renforcent le contrôle des exportations et des importations de minerais en provenance de la République démocratique du Congo et demande à la communauté internationale d’aider la République démocratique du Congo et les autres États de la région des Grands Lacs à renforcer leurs capacités dans ce domaine, selon que de besoin et à la demande des États intéressés.

Il recommande à tous les États, en particulier ceux de la région, de publier régulièrement des statistiques complètes sur les importations et exportations de ressources naturelles, notamment l’or, la cassitérite, le coltan, la wolframite, le bois et le charbon, et de promouvoir l’échange d’informations et la conduite d’activités conjointes au niveau régional en vue d’enquêter sur les réseaux criminels régionaux et les groupes armés impliqués dans l’exploitation illégale de ressources naturelles, et de les combattre.

La Monusco interpellée

Dans sa Résolution, le Conseil de sécurité rappelle que la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a pour mandat d’aider les autorités congolaises compétentes à empêcher que tout appui soit apporté aux groupes armés, en particulier grâce au produit d’activités économiques illicites et du commerce illicite des ressources naturelles, notamment en effectuant des contrôles inopinés et des visites périodiques sur les sites miniers, les itinéraires commerciaux et les marchés, dans le voisinage des cinq comptoirs pilotes. Mais lorsqu’une jeep de la Monusco est arrêtée à la frontière avec les minerais là-dedans, quelle implication allons-nous encore demander à la Monusco ?

De même, la Rd Congo doit s’engager à renforcer, avec l’aide des partenaires internationaux au besoin et si le Gouvernement le demande, la sécurité, le contrôle comptable et la gestion des stocks d’armes et de munitions et à mettre en œuvre d’urgence un programme national de marquage des armes, en particulier des armes à feu appartenant à l’État, en se conformant aux normes établies par le Protocole de Nairobi et le Centre régional sur les armes légères.

De même, la Rd Congo devra-t-elle s’engager à continuer de se pencher sur la question fondamentale de la cohésion de l’armée nationale, et notamment à continuer de faire en sorte que les anciens groupes armés, en particulier le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), soient correctement intégrés dans les FARDC après que leurs antécédents ont été dûment vérifiés, à veiller à ce que les membres de l’armée nationale reçoivent leur solde en temps voulu, agissent conformément aux règles établies en matière de commandement et de contrôle et soient soumis aux mesures disciplinaires appropriées en cas de violation de ces règles, et à s’assurer que les forces de sécurité congolaises sont redéployées de manière à réduire les risques résultant des vides sécuritaires, notamment de ceux occasionnés par la restructuration des FARDC.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, une question mérite d’être posée, celle de savoir si le Conseil de sécurité des Nations Unies sait que les militaires de l’ex. CNDP de Laurent Nkunda ont déjà été intégrés au sein des FARDC. Soit, le Conseil de sécurité se rend-il compte que cette intégration ait été insuffisante ? Ce qui va inévitablement conduire à des ajustements de part et d’autre.

L’Avenir

 

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21 décembre 2011

RDC_la balkanisation est toujours en marche.

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L’envoyé spécial des USA pour les Grands Lacs habitera au Rwanda

Le Gouvernement de Barack Obama a nommé Mr Barrie Walkley Représentant Spécial du Département d’Etat Américain pour la Région des Grands Lacs le 12 Décembre 2011. Avant sa nomination, Mr Barrie Walkley était Chargé d’Affaires à Juba, Capitale du Sud-Soudan depuis son indépendance au mois de juillet 2011. A cause de ce passage au Sud-Soudan, les congolais qui suspectent les USA de vouloir balkaniser la RDC pensent que Mr Barrie Walkley a été nommé Représentant Spécial des USA dans la région des Grands pour poursuivre la balkanisation de la RDC. Le soupçon est-il fondé ? Il n’y a aucun doute que le projet de balkanisation de la RDC est toujours sur la table des Grandes Puissances. La Présence de l’Africom en Province Orientale, la sur-militarisation de l’Est du pays ainsi que l’afflux des rwandais dans les zones minières de l’Est du pays, le commandement mono-ethnique rwandophone de l’armée et de la police déployées à l’Est du pays, sont autant des signes que la balkanisation est toujours en marche.

De son côté, le peuple congolais s’oppose toujours à cette balkanisation sourdine depuis l’occupation rwando-ougandaise de la RDC en 1996. La grande différence entre la RDC et le Sud-Soudan est que la population sud-soudanaise était demanderesse de la balkanisation du Soudan. Ce qui n’est pas le cas pour la population congolaise.

Certains analystes pensent que faire du Rwanda le centre de la RDC constitue le blocage principal au projet de balkanisation voire celui de l’intégration régionale de la RDC dans la zone économique East Africa. En effet, les congolais sont devenus suspicieux de tout ce qui vient du Rwanda. Toujours est-il que cette suspicion n’est pas due à une haine ethnique ni à la rareté des ressources ou de la terre cultivable comme d’aucuns le pensent. Il s’agit d’une question d’honneur. Les congolais qui ne vivaient pas des minerais qui attirent aujourd’hui les grandes puissances dans la région se sentent blessés dans leur amour propre. Ils n’ont pas encore intègré dans leur imaginaire collectif l’eldorado économique, les 5 chantiers, … que les grandes puissances miroitent à leurs yeux et qu’elles voudraient réaliser par des rwandais en RDC. Pour les congolais, l’occupation du géant qu’est la RDC par un petit Rwanda est l’humiliation qui alimente la résistance congolaise contre le Rwanda. Ainsi, on peut dire que l’honneur que le peuple congolais voudrait retrouver, relativise toutes les promesses économiques des grandes puissances. Le langage de la bourse qui serait bientôt installée au Rwanda n’est pas comprehensible à un grand peuple qui souffre toujours de son humiliation et qui pense que toutes les grandes puissances sont contre lui. Il y a ainsi un dialogue de sourds entre les grandes puissances et le peuple congolais. Quand le peuple congolais demande la paix, les grandes puissances lui construisent un boulevard triomphal…

Pour comprendre la résistance farouche au Rwanda , il faut partir du rapport socioculturel qui existait entre la RDC et le Rwanda avant l’arrivée des extrémistes fascistes au pouvoir au Rwanda, Burundi, et Ouganda.

Avant et pendant le long règne sans partage de Mobutu, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda étaient considérés par les congolais comme des petits pays toujours à problèmes. Les congolais, surtout à l’Est du pays, avaient une image des rwandais, burundais, et ougandais comme réfugiés, mendiants, nécessiteux qu’ils accueillaient chaque fois qu’il y avait génocide chez eux (cas du Rwanda et du Burundi) ou un coup d’état militaire sanglant (cas de l’Ouganda). En plus de cela, les rwandais et les burundais étaient connus comme éleveurs des vaches, un métier que les congolais entourent de beaucoup de mépris. A part cela, il y avait d’autres petites différences socioculturelles telles que :

- la façon de parler français (par exemple la difficulté qu’ont les rwandais à prononcer la lettre « l »),

- la grande taille qui n’est pas un signe de grande beauté chez les bantous,

- le manque des stars rwandais en musique, football, etc. connus en RDC,

Ces petites différences dans l’imaginaire collectif des congolais font des rwandais un peuple à part, différent, moins développé que les congolais

Au cours des dernières années du règne de Juvénal Habyarimana, les congolais commençaient à chercher du boulot au Rwanda et au Burundi comme enseignants, artistes-musiciens, footballeurs, etc. Le génocide de 1994 mit fin à ce début de collaboration et de rapprochement spontanés entre les congolais et les rwandais. Malgré cela, on peut voir que cette collaboration était à sens unique. En effet, c’étaient des congolais qui allaient aider le Rwanda et le Burundi et pas l’inverse.

Militairement, le régime de Mobutu qui jouissait alors de l’appui de la troïka USA-France-Belgique apportait souvent son aide militaire au régime de Juvénal d’Habyarimana. En 1990 lors de l’invasion du Rwanda par le FPR de Fred Rwigema à partir de l’Ouganda, c’est l’armée zaïroise qui porta secours au Rwanda pour repousser ou contenir les avancées du FPR. Jamais le zaïre n’avait demandé de l’aide de l’armée rwandaise. Le zaïre était le géant au niveau régional. Grace à l’aide de la Troïka, son armée était considérée comme invincible. Le peuple congolais ( zaïrois) avait ainsi développé sur tout le continent africain une grande idée de lui-même, une vocation panafricaniste avec la RDC comme centre. Vouloir faire de ce centre de l’Afrique une périphérie gravitant autour du nouveau centre qu’est le petit Rwanda est le crime de lèse-majesté qui est la cause principale de la résistance congolaise au Rwanda.

Ceux qui se basent seulement sur les facteurs économiques et l’état manqué de la RDC pour expliquer le conflit congolais, oublient souvent les différences socioculturelles qui nourrissent la résistance du peuple congolais à tout ce qui vient du Rwanda, et par conséquent, font échec au projet de balkanisation.

Tenant compte de cet état des choses, le projet d’intégration économique régionale devait avoir comme centre la République Démocratique du Congo, le pays qui en possède les ressources requises. Quand tout allait relativement bien au Zaïre, les rwandais venaient y travailler et étudier. Il y en a qui profitaient de ces relations de bon voisinage pour s’installer définitivement au Zaïre. En d’autres termes, le mouvement des rwandais vers le Zaïre ne posait pas autant des problèmes comme aujourd’hui. Mais le fait de renverser par la force le rapport socioculturel et psychologique qui a toujours existé entre les Congolais et les Rwandais est le nœud du problème et l’origine de la farouche résistance congolaise.

L’installation à Kigali de l’envoyé spécial des USA dans la région des Grands Lacs risque ainsi de renforcer cette crise d’honneur entre la RDC et le Rwanda. Restaurer l’honneur du peuple congolais est, à notre avis, la recette qui manque aux initiatives actuelles de rapprochement entre les congolais et les rwandais. Mettre fin à la guerre d’agression rwando-ougandaise, redonner aux congolais leur honneur d’antan, développer le secteur économique en RDC,… et le trop plein des rwandais au Pays des Milles Collines qui s’infiltrent actuellement en RDC viendraient sans masques pour travailler dans les industries minières et agricoles selon la demande de la main d’œuvre. Les professeurs congolais pourraient aussi retourner enseigner au Rwanda comme à la belle époque de Juvénal Habyarimana. Mais vouloir diriger la RDC par un peuple tenu comme inférieur, sanguinaire, dans l’imaginaire collectif des congolais, c’est attiser le feu entre congolais et rwandais.

L’élection d’Etienne Tshisekedi offre ainsi une chance au rétablissement des congolais dans leur honneur d’antan, condition sine qua non de la paix dans la région des Grands Lacs Africains et de l’intégration de la RDC dans la zone économique de l’East Africa. Espérons que le Représentant Spécial Barrie Walkley se rendra compte de ce péché originel de la crise entre le Rwanda et la RDC et instruira les USA d’abandonner le Kagamisme et le Musevenisme, deux idéologies fascistes qui sont entrain de créer dans la région des conditions d’autres génocides inutiles. Vouloir installer le Kabilisme en R.D.C sur le modèle du Kagamisme et du Musevenisme serait pour les USA aller à l’encontre de la tradition démocratique de ses pères fondateurs. Ainsi la paix durable dans la région des Grands Lacs passe par la vraie démocratisation de tous les pays de la région et l’éradication de trois régimes extrémistes et fascistes, à savoir le Kagamisme, le Musevenisme, et le Kabilisme.

Edgar Kahindo

Butembo

 http://congotribune.com/2011/12/lenvoye-special-des-usa-pour-les-grands-lacs-habitera-au-rwanda/

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