Le sénateur Jean-Pierre Bemba à la Haye.

Les conclusions finales des parties dans l’affaire le procureur contre l’ancien vice-

Transféré à la Cour Pénale Internationale depuis 5 ans, l'ancien vice-président de la RDC Jean Pierre Bemba était poursuivi pour viol, meurtre et pillages. Ces atrocités auraient été commises par des hommes sous son commandement en Centrafrique, en 2002, alors qu'il était encore chef du MLC, Mouvement de libération du Congo. Ces hommes avaient été envoyés par Bemba en Centrafrique voisine pour aider l'ex-président Ange Felix Patassé à mater une résistance armée suite à une tentative de coup d'Etat en 2002. Pendant cinq mois, le temps qu'a duré cette expédition, les rebelles du MLC auraient tué au moins une centaine de civils, violé des femmes en plus de se livrer à des actes de pillages.
Empêcher les exactions
Depuis le début du procès, l'accusation a tenté de démontrer devant les juges de la CPI que Jean Pierre Bemba avait un contrôle exclusif sur ses forces combattantes et qu'il n'avait jamais empêché ses atrocités en question, alors qu'il en avait les moyens. Selon le procureur Fatou Ben Souda, ces crimes étaient commis de façon systématique. Mais les avocats de Jean Pierre Bemba soutiennent qu'une fois partis du Congo et entrés en territoire centrafricain, les combattants du MLC n'agissaient plus sur ordre de leur chef mais sur ceux de l'ancien président centrafricain Ange Félix Patassé.
Incertitudes
C'est la première fois que la Cour Pénale Internationale se concentre sur la violence sexuelle comme une arme de guerre. Après cinq ans de procès, la condamnation de l'ancien chef rebelle congolais pour crimes de guerres, notamment viols et meurtres de civils, est une journée de victoire pour les organisations des droits de l'Homme. Par ailleurs, Jean Pierre Bemba restera en prison en attendant la sentence.