«Sur ma proposition, les États de la CEEAC ont décidé de donner 100 millions de dollars en soutien à la Misca et au gouvernement de transition en Centrafrique», explique Denis Sassou-Nguesso (ici le 8 avril 2013 à Paris).Prenant son courage à deux mains, Vital Kamerhe a invité le président du Congo, Denis Sassou, «à préparer tranquillement son départ du pouvoir».
L’ancien président de l’Assemblée nationale a jugé regrettable les violences qui ont émaillé la présidentielle au Congo- Brazzaville. Le bilan macabre provisoire fait état d’au moins 17 morts. Pour Kamerhe, faisant à l’allusion à la guerre civile de 1997 entre l’ex opposant Sassou et l’ex président Lisouba, c’est  l’Histoire qui begaye. Pour l’opposant à Kabila, Sassou Nguesso a raté son rendez-vous avec l’Histoire. Il a conseillé dès lors celui qui se fait appeler «sage» à se ressaisir.
Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a commencé son intervention sur les ondes de TV5 monde le mardi 5 avril au cours du journal Afrique, en mettant en garde le président de du Congo: « Aucune arme n’est assez forte pour empêcher un peuple qui veut prendre son destin en main».
«Sage»sans sagesse malgré 32 ans au pouvoir, le franc-maçon Sassou n’est pas fatigué de voir le sang innocent versé. À l’issue de la parodie électorale, il continue à s’accrocher au pouvoir.
Conseils et mise en garde de Kamerhe sont tombés dans les oreilles d’un sourd politique avide de pouvoir.Il ne doit pas en être ainsi. Kamerhe après avoir déploré l’encerclement des maisons des opposants, a donné l’exemple de l’Afrique exemplaire démocratiquement parlant. Cas du Sénégal et du Bénin. Exemple que le pseudo sage sur l’autre rive du fleuve Congo n’entend pas suivre. Mais la rue gronde. Sa gouvernance s’annonce difficile après un mandat usurpé, précédé par une révision constitutionnelle et un référendum honteux. Et le clou de ce spectacle macabre c’est le simulacre de la présidentielle.